Combien de temps prévoir pour un convoyage France entière ? Notre grille de référence
Équipe Ligneo16 juin 20265 min de lecture

Distances, contraintes horaires, disponibilité des interlocuteurs : les repères que nous utilisons pour annoncer un délai réaliste, et les facteurs qui l'allongent.
La question revient à chaque demande de devis : combien de temps pour amener ce véhicule d'un point à un autre. La réponse honnête tient en deux parties. Il y a le temps de route, qui se calcule, et il y a le temps d'organisation, qui dépend de vous autant que de nous. Voici les repères que nous utilisons au quotidien.
Les repères par distance
En dessous de deux cents kilomètres, la mission se fait dans la journée, souvent en une demi-journée. Entre deux cents et cinq cents kilomètres, comptez une journée complète, avec une prise en charge le matin et une livraison en fin d'après-midi. Entre cinq cents et huit cents kilomètres, la journée reste possible avec un départ très tôt, mais nous préférons annoncer une journée et demie pour ne pas dépendre du trafic.
Au-delà de huit cents kilomètres, par exemple un Lille vers Marseille ou un Brest vers Nice, il faut prévoir deux jours. La réglementation sur le temps de conduite et notre propre politique de sécurité interdisent d'enchaîner dix heures de volant sans coupure longue. Un convoyage express en une seule journée reste envisageable sur certains axes avec un relais entre deux convoyeurs, mais c'est une prestation spécifique qui se planifie à l'avance.
Le délai de mise en route
À ce temps de route s'ajoute le délai d'attribution. En semaine, sur les axes fréquentés, nous positionnons un convoyeur sous vingt-quatre à quarante-huit heures. Sur des zones plus rurales ou pour des véhicules particuliers comme les utilitaires longs, les véhicules non roulants ou les modèles de collection, prévoyez plutôt trois à cinq jours. Une demande déposée le vendredi après-midi pour un départ le lundi matin est courante et se traite sans difficulté.

Ce qui allonge réellement les délais
Le premier facteur, ce sont les horaires d'ouverture. Une concession qui ne prend pas les véhicules avant neuf heures et ferme à dix-sept heures réduit la fenêtre utile, et transforme parfois une mission d'une journée en mission d'une journée et demie. Le second, c'est la disponibilité des interlocuteurs : un remettant absent le matin décale tout le reste.
Viennent ensuite les cas particuliers. Un véhicule électrique demande des arrêts de recharge, ce qui ajoute une à deux heures sur une longue distance. Un véhicule non roulant impose un plateau et une planification différente. Les périodes de départs en vacances et les vendredis de fin de mois pèsent sur le trafic et sur la disponibilité des convoyeurs. Enfin, une commande sans date précise attend forcément plus longtemps qu'une commande avec un créneau clair.
Comment obtenir le meilleur délai
Donnez une date souhaitée dès la demande, même approximative, et indiquez les plages horaires possibles au départ comme à l'arrivée. Rassemblez les documents en amont. Communiquez un contact réellement joignable des deux côtés. Ces trois points suffisent à faire gagner une demi-journée sur la plupart des missions.
Nous préférons annoncer un délai tenable plutôt qu'un délai flatteur. Quand une mission est réellement urgente, dites-le : nous vous dirons franchement si nous pouvons la tenir, et à quelles conditions.


