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Convoyage de véhicule électrique : les bons réflexes pour une livraison sans stress

Équipe Ligneo24 juillet 20265 min de lecture

Véhicule électrique en charge sur une aire d'autoroute

Charge au départ, câbles, badges de recharge, temps de trajet réel : ce qui distingue un convoyage électrique d'un convoyage thermique, et comment l'anticiper.

La part de véhicules électriques dans nos missions a doublé en deux ans. Techniquement, un convoyage électrique n'a rien de compliqué, mais il obéit à d'autres contraintes qu'un convoyage thermique. Les ignorer, c'est transformer un trajet de quatre heures en journée entière. Voici ce que nous avons appris sur le terrain.

Partir avec une charge suffisante

Le premier réflexe, c'est la charge au départ. Nous demandons au minimum soixante-dix pour cent pour un trajet régional et une charge complète pour une longue distance. Un véhicule remis à vingt pour cent oblige le convoyeur à s'arrêter dans la première demi-heure, souvent sur une borne saturée en heure de pointe, et le retard se propage sur toute la journée. Si le véhicule sort d'un stockage prolongé, vérifiez aussi la batterie de servitude : une batterie douze volts à plat immobilise une voiture électrique aussi sûrement qu'une thermique.

Laissez les câbles dans le coffre, y compris le câble domestique. Ils font partie du véhicule, ils seront inventoriés à l'état des lieux, et ils peuvent sauver une fin de trajet si la borne prévue est hors service.

Les cartes et badges de recharge

Nos convoyeurs disposent de leurs propres badges couvrant les principaux réseaux, et les frais de recharge sont refacturés au réel sur la facture de mission. Si vous préférez que nous utilisions votre abonnement, laissez la carte dans le véhicule et signalez-le à la commande. Dans tous les cas, indiquez si le véhicule est bridé sur certains réseaux ou si l'accès à la recharge rapide est verrouillé par un code, ce qui arrive sur des véhicules de flotte.

Le temps de trajet réel

Sur autoroute, un véhicule électrique consomme davantage que son autonomie annoncée ne le laisse penser, particulièrement en hiver ou avec des roues de grande taille. Nous calculons nos délais en intégrant un arrêt de recharge toutes les deux heures et demie environ, soit vingt-cinq à quarante minutes selon la puissance acceptée par le véhicule. Concrètement, un Tours vers Lyon se planifie sur une demi-journée pleine, là où une thermique se ferait d'une traite.

Nous conduisons également les électriques différemment : vitesse stabilisée, anticipation des ralentissements, récupération d'énergie exploitée plutôt que freinage tardif. Ce n'est pas seulement une question d'autonomie, c'est aussi la meilleure façon de rendre un véhicule qui n'a pas souffert.

Autoroute française traversant la campagne au lever du jour

À l'arrivée

Nous livrons systématiquement avec un niveau de charge exploitable, jamais en dessous de vingt pour cent, sauf demande contraire. Le pourcentage relevé au départ et à l'arrivée figure sur le procès-verbal au même titre que le kilométrage. Si le véhicule doit rester stationné plusieurs semaines après la livraison, une charge autour de cinquante pour cent est préférable pour la longévité de la batterie, et nous pouvons viser ce niveau si vous nous le précisez.

Le convoyage électrique demande un peu plus de préparation, pas plus de complexité. Une charge correcte au départ, les câbles à bord et une information claire sur les accès de recharge suffisent à ce que la mission se déroule exactement comme une autre.

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